MENACES SUR LA SANTÉ

Les vérités scientifiques ignorées ou censurées par les medias et les réseaux sociaux

Nous avons vu récemment – avec toutes les études bidouillées pour prouver l’inefficacité de l’hydroxychloroquine contre le covid-19 – comment la science pouvait être manipulée pour aboutir aux résultats souhaités.

Mais ces manipulations ne sont pas seulement le fait de chercheurs payés par des laboratoires pharmaceutiques

Elles peuvent être aussi utilisées – plus ou moins de bonne foi – par ceux que l’on appelle les « complotistes », lorsqu’ils veulent démontrer le bien fondé de leurs théories.

Un bel exemple de cette dérive nous est fourni dans cette video du Dr Carrie Madej publiée sur Youtube le 17 août dernier.

Je dois avouer que je me suis laissé convaincre dans un premier temps par ses arguments visant à suggérer, sinon à démontrer, qu’il y aurait un complot pour réduire la population mondiale – et/ou la contrôler – projet qui serait mis en œuvre à l’occasion de la vaccination contre le covid-19 avec le vaccin à ARN de Moderna.

Il faut pousser assez loin l’analyse de ses arguments pour voir là où ils pêchent :

1. selon elle « ils » veulent utiliser la technologie développée par Profusa ( utilisation d’un hydrogel injecté sous la peau pour obtenir via un smartphone des informations sur la présence dans le corps humain de différentes substances chimiques ) afin de vérifier si la vaccination a bien eu lieu. Ceci n’est dit nulle part à ma connaissance dans le projet de vaccin, que ce soit par Moderna ou par les autorités sanitaires américaines, et il est probable que ce vaccin sera administré classiquement par injection.

2. elle pense que le vaccin ARN de Moderna va modifier notre génome de façon permanente, et nous transformer en ogm. Ceci semble peu vraisemblable, l’ARN n’étant pas intégrable au génome, sauf à être au préalable transformé en ADN. En fait elle joue ici sur l’imprécision du terme de « transfection » qui peut aussi bien concerner l’introduction dans la cellule de morceaux d’ADN – qui s’intégreront au génome – que d’ARN, qui eux resteront provisoirement dans le liquide cytoplasmique.

3. Elle rappelle que Bill Gates s’est intéressé à la technologie dite de « forcage génétique» ( gene drive ) , qui peut potentiellement permettre de programmer l’extinction complète d’une espèce. C’est vrai, mais d’une part Bill Gates ne s’y est intéressé que dans le but éventuel d’éliminer le moustique porteur du paludisme, et d’autre part si tant est que quelqu’un voulait programmer de cette façon la disparition de populations humaines entières, cela prendrait plusieurs siècles car la présence du « gène forcé » ne fait que doubler à chaque génération.

4. Et pour finir, si je comprends bien son raisonnement, le tir de barrage contre l’hydroxychloroquine, ne serait pas dû à la vénalité d’autorités sanitaires au service des labos, mais à la nécessité de démontrer qu’il n’existe pas de traitement alternatif du covid-19 en dehors du vaccin, afin de pouvoir rendre celui-ci obligatoire. Là je dois dire que je n’en sais rien : ce tir de barrage contre l’hydroxychloroquine reste un mystère pour moi…

Tout ceci m’a amené à me poser cette question : suis-je moi-même un « complotiste » puisque je ne crois pas aux versions officielles concernant cette pandémie ?

En fait la réponse est négative, car être complotiste signifie que l’on voit une « intention » cachée, un agenda secret, derrière certaines décisions que l’on désapprouve. Mais il n’est pas nécessaire de trouver des intentions cachées dans des décisions qui en réalité n’ont été inspirées que par l’ignorance, l’incompétence, l’inconscience, la peur ou la corruption…