MENACES SUR LA SANTÉ

Les vérités scientifiques ignorées ou censurées par les medias et les réseaux sociaux

Comme beaucoup je m’étonne et m’inquiète de la crédulité de la plupart des gens face aux mensonges éhontés des autorités sanitaires concernant la “pandémie covid-19”.

Il y a comme une sorte de consensus confortable dans lequel on préfère ne pas avoir sa propre opinion, ne pas critiquer le discours dominant, et surtout ne pas écouter les arguments des « autres », qui pourraient déranger ses propres certitudes, sans tenir compte des évidences scientifiques pourtant accessibles à tous.

Mais je constate que cette incapacité à entendre l’autre est aussi le fait des contestataires de la doxa, qui développent un contre-discours tout aussi grégaire, dans lequel chacun approuve et renforce en boucle le discours de son propre camp, sans hésiter parfois à recourir à des interprétations tendancieuses des études scientifiques.

Ainsi a-t’on vu des absurdités du genre « la pandémie n’existe pas », « il n’y a pas de 4ème vague », ou « tout ceci n’est qu’un complot fomenté par des puissances occultes et diaboliques»…

La grégarité et l’absence d’esprit critique sont donc assez bien partagées entre les deux camps…Mais pourquoi ? Dans une conférence donnée le 21 octobre 2021 au Musée de la Resistance de l’Université Clermont Auvergne, Boris Cyrulnik donne une interprétation intéressante de cette situation. Je vous conseille de regarder l’’intégralité de cette conférence, qui peut être visionné ici, mais je vous en livre ci-dessous un court extrait particulièrement éclairant.

 

 

Ainsi ce « besoin d’appartenance », cette soumission au discours collectif, qu’il soit officiel ou contestataire, prendrait sa source dans un manque d’estime de soi qui remonte à une enfance stressée, et où la difficulté à sortir de l’emprise de la mère rend difficile une pensée différente de la sienne…Alors « on scande avec les autres »…

Et c’est ainsi que l’on finit par se retrouver sur des groupes Telegram « résistants » à échanger des recettes de cuisine, organiser des marches à pied ou des séances de prières collectives,  juste pour être “bien ensemble”.

Mais je dois avouer qu’ayant moi-même participé à un certain nombre de manifestations « anti pass sanitaire », j’ai éprouvé parfois cette euphorie délicieuse de me sentir fort avec les autres, plein de la certitude d’avoir raison, tout en restant sourd aux arguments du camp d’en face.

Mais quand commencerons-nous donc à voir “l’autre”, celui qui ne pense pas comme nous, comme porteur lui aussi d’une part de vérité ?